Si tu as de nombreuses richesses donne ton bien ; si tu possède peu, donne ton coeur.
La femme est la ceinture qui tient le pantalon de l'homme.
Que celui qui n'a pas traversé ne se moque pas de celui qui s'est noyé.
Tout a une fin, sauf la banane qui en a deux.
Les marques du fouet disparaissent, la trace des injures, jamais.
Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit.
Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens.
La langue qui fourche fait plus de mal que le pied qui trébuche.
Celui qui rame dans le sens du courant fait rire les crocodiles.
La buse qui plane ne se doute pas que ceux qui sont en bas devinent ses intentions.
Si tu vois une chèvre dans le repaire d'un lion, aie peur d'elle.
Aussi longtemps que les lions n'auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur.
Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits.
Si tu ne sais pas où tu vas, alors retourne d'où tu viens.
L'homme a inventé la montre, mais Dieu a inventé le temps.
Qui va loin revient près...
Si le crocodile achète un pantalon, c'est qu'il a trouvé où mettre sa queue.
Celui qui t'empêche de te battre, donne-lui une récompense.
Dieu n'a fait qu'ébaucher l'homme, c'est sur terre que chacun se crée.
L'herbe ne pousse jamais sur la route où tout le monde passe.
L'uf ne danse pas avec la pierre.
Ce n'est pas à toute oreille percée que l'on met des anneaux d'or.
Au bout de la patience, il y a le ciel.
On est plus le fils de son époque que le fils de son père.
L'eau chaude n'oublie pas qu'elle a été froide.
L'espoir est le pilier du monde.
La mort est l'aînée, la vie sa cadette ; nous, humains, avons tort d'opposer la mort à la vie.
Le coassement des grenouilles n'empêche pas l'éléphant de boire.
C'est en essayant encore et encore que le singe apprend à bondir.
L'oiseau qui chante ne sait pas faire son nid.
Au chef, il faut des hommes et aux hommes, un chef.
C'est au bout de la vieille corde qu'on tisse la nouvelle.
C'est celui dont tu as soigné l'impuissance qui te prend ta femme.
Ce sont ceux qui ont peu de larmes qui pleurent vite le défunt.
Il n'y a pas qu'un jour, demain aussi le soleil brillera.
Qui vit longtemps voit la danse de la colombe.
Une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer.
Si haut que parvienne une chose lancée, c'est à terre qu'elle retourne.
Ce qui est plus fort que l'éléphant, c'est la brousse.
La mort engloutit l'homme, elle n'engloutit pas son nom et sa réputation.
La belle femme est celle qui a un enfant sur le dos.
La chèvre morte est un malheur pour le propriétaire de la chèvre ; mais que la tête de la chèvre soit mise dans la marmite n'est un malheur que pour la chèvre elle-même.
La civette dépose ses ordures, à la source où elle a bu.
La feuille ne pourrit pas le jour de sa chute dans l'eau.
La figue ne tombe jamais en plein dans la bouche.
La mort est un vêtement que tout le monde portera.
La mort moud sans faire bouillir l'eau.
La nuit dure longtemps mais le jour finit par arriver.
La persévérance est un talisman pour la vie.
La plume de l'oiseau s'envole en l'air mais elle termine à terre.
La Terre n'a qu'un Soleil.
La vache qui reste longtemps en place, s'éloigne avec une fléchette.
Le borgne n'a qu'un oeil, mais il pleure quand même.
Le cadavre d'un oiseau ne pourrit pas en l'air mais à terre.
Le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois.
Le ciel n'a pas deux soleils, le peuple n'a pas deux souverains.
Le cri de détresse d'un seul gouverné ne vient pas à bout du tambour.
Le destin souffle sans soufflet de forge.
Le feu qui te brûlera, c'est celui auquel tu te chauffes.
Le jour éloigné existe mais celui qui ne viendra pas n'existe pas.
Le léopard ne se déplace pas sans ses taches.
Le lieu où on attend la mort n'a pas besoin d'être vaste.
Le monde aura beau changer, les chats ne pondront pas.
Le monde est un pot à eau, quand on a bu, on le passe à autrui pour qu'il boive aussi.
Le palétuvier d'eau douce danse mal parce qu'il a de trop nombreuses racines.
Le singe n'abandonne pas sa queue, qu'il tient soit de son père, soit de sa mère.
Le singe ne voit pas la bosse qu'il a sur le front.
Le veau ne perd pas sa mère même dans l'obscurité.
Le vieil éléphant sait où trouver de l'eau.
Les bonheurs n'ont pas de campements rapprochés.
Les condoléances ne ressuscitent pas le défunt mais elles entretiennent la confiance entre ceux qui restent.
Lorsque la tête du serpent est coupée, le reste n'est qu'une corde.
Marche en avant de toi-même, comme le chameau qui guide la caravane.
Ne pile pas ton mil avec une banane mûre.
On dit que la mort est préférable à la honte, mais il faut rapidement ajouter que si la honte porte des fruits, la mort n'en porte pas.
On n'oublie pas l'arbuste derrière lequel on s'est caché quand on a tiré sur un éléphant et qu'on l'a touché.
On ne jette pas le poisson qu'on a dans la main pour prendre celui qu'on a sous le pied.
On ne met pas les vaches dans tous les parcs que l'esprit construit.
On ne prend pas un hippopotame avec un hameçon.
On tarde à grandir, on ne tarde pas à mourir.
Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village.
Quand deux esclaves se rencontrent, ils disent du mal de la liberté.
Quand l'éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui en pâtissent.
Quand la force occupe le chemin, le faible entre dans la brousse avec son bon droit.
Quand le tonnerre gronde, chacun pose sa main sur sa tête.
Quand les poules de la basse-cour deviennent trop nombreuses autour du mortier et harcèlent les pileuses, celles-ci suspendent leur action.
Quand on a mangé salé, on ne peut plus manger sans sel.
Quand on se couche à deux, on se réveille à trois.
Quand un arbre tombe, on l'entend ; quand la forêt pousse, pas un bruit.
Quand un homme, la corde au cou, passe près d'un homme tué, il change de démarche et rend grâce à Allah du sort que le Tout-Puissant lui a réservé.
Que personne ne se hâte de voir le jour où tous ses parents et leurs familles feront un éloge.
Qui est souvent à la cour du roi, finit toujours par trahir ses amis.
Si Dieu tue un riche, il tue son ami ; s'il tue un pauvre, il tue une canaille.
Si en te baignant tu as échappé au crocodile, prends garde au léopard sur la berge.
Si la petite souris abandonne le sentier de ses pères, les pointes de chiendent lui crèvent les yeux.
Si le puissant mange un caméléon, on dit que c'est pour se soigner, c'est un médicament. Si le pauvre en mange, on l'accuse de gourmandise.
Si le rat a mis une culotte, ce sont les chats qui l'ôtent.
Si nombreux que soient les travaux finis, ceux qui restent à faire sont plus nombreux.
Si tu portes un vieillard depuis l'aube et que le soir tu le traînes, il ne se souvient que d'avoir été traîné.
Si tu supportes la fumée, tu te réchaufferas avec la braise.
Si un animal vous dit qu'il peut parler, il ment probablement.
Si un petit arbre est sorti de terre sous un baobab, il meurt arbrisseau.
Sur quelque arbre que ton père soit monté, si tu ne peux grimper, mets au moins la main sur le tronc.
Tes fautes anciennes te nuisent en justice.
Tous les blancs ont une montre, mais ils n'ont jamais le temps.
Tout vieux héros finit par décortiquer l'arachide de sa femme.
Toute flèche dont tu sais qu'elle ne te manquera pas : fais seulement saillir ton ventre pour qu'elle y frappe en plein.
Toute mère est un fleuve.
Un acacia ne tombe pas à la volonté d'une chèvre maigre qui convoite ses fruits.
Un énorme éléphant n'a pas toujours d'énormes défenses.
Un seul chagrin ne déchire pas le ventre en une seule fois.
Un vieillard qui meurt, c'est comme une bibliothèque qui brûle.
Une calebasse pleine de lait s'éloigne toujours de la bagarre entre gourdins.
Une petite colline te fait arriver à une grande.