Alain Bosquet est un auteur dont les citations figurent dans notre collection.
Parcourez ci-dessous les 21 citations de Alain Bosquet dans notre collection. Chaque citation est présentée dans son contexte pour en apprécier toute la profondeur.
21 citations
Apprends avant toute chose l'interrogation : elle tempère l'émerveillement.
Fleuris tes abîmes : tu ne possèdes pas d'autres demeures.
J'écris pour me débarrasser de moi. J'écris pour mieux me connaître. Entre ces deux extrêmes, la vérité titube, de plus en plus ivre.
Je n'ai jamais voulu connaître ma ville natale. Heureux qui n'a pas de lieu de naissance : il peut naître où il veut. Et aussi quand cela lui chante.
Je ne sais pas ce qu'est l'inspiration : je ne connais que le désir du changement et de la métamorphose.
Je suis la somme des livres que j'ai lus. Ce n'est pas si simple : je suis aussi la somme des livres que j'ai refusé de lire.
Je suis un spécialiste des abîmes.
Je vends des arcs-en-ciel dans les pays où il ne pleut jamais.
L'amour excessif de Dieu implique la haine de l'homme.
L'écriture est une délivrance qui, phrase après phrase, mot après mot, devient un esclavage.
Le mariage est la rencontre de deux miroirs, l'un grossissant et l'autre amaigrissant.
Mes livres, il se peut que quelqu'un d'autre les ait écrits. Je les ai trouvés sous le porche d'une église, comme jadis les nouveau-nés indésirables.
Mes mots ne valent rien s'ils ne sont à la fois silex, velours, flamme et rosée.
N'écoutez que votre inconscience : elle seule peut vous offrir des fruits qui chantent et des neiges qui soudain, en plein vol, se transforment en pélicans.
Nos vies sont inutiles, trouées, impalpables : notre seule volupté consiste à nous en improviser une autre.
On en est là : les peuples exigent de leur télévision qu'elle les protège des intellectuels.
Pendant plusieurs années, je me suis demandé comment on doit corriger notre démocratie. A présent, je me demande comment on doit la remplacer.
Pourquoi voulez-vous que Dieu soit mort ? J'affirme qu'il n'est pas encore né.
Tout être est un univers. Si vous préférez, une cité de globules, de muscles, de gestes et de pensées qui bougent sans qu'on puisse en saisir le sens.
Toute souffrance équivaut à une inspiration. D'une douleur on tire un livre.
Une vie : cinq pour cent de rage, deux pour cent de volupté, et tout le reste est brouillard.